Recherche et projets

  • Équipe de recherche            
laboratoire ATILF (Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française) UMR 7118, Université de Lorraine et CNRS, équipe « Didactique des langues et sociolinguistique » axe de recherche Langage Travail et Formation (LTF).
Mes principales activités de recherche et mes collaborations scientifiques s’inscrivent dans le champ de l’analyse des interactions verbales et plus précisément de ses applications dans le domaine de la formation d’adultes en langues (notamment la médiation et la conception de formations adaptées au public visé). Le concept d’insécurité langagière des adultes et les problématiques liées au langage au travail et en formation sont centraux dans mes travaux.
Site du groupe LTF
Le groupe LTF est né en 2006 à la suite d’une commande institutionnelle concernant la conception et la réalisation de deux outils d’évaluation des compétences langagières pour la branche industrielle des métiers de la Propreté. Les contacts avec ce terrain et la réflexion sur la création de ces outils ont contribué à lancer un programme de recherche axé d’une part sur la part langagière du travail, d’autre part sur l’analyse des formations linguistiques à visée professionnelle et, enfin, sur la part langagière des formations techniques.

  • Projets et recherche
2019 –  : PROSECO (Programme de Recherche Sociolinguistique pour l’Evaluation de la Compréhension Orale ) : l’objectif de cette recherche est la mise au point d’un protocole expérimental qui permet de mesurer le degré éventuel d’insécurité langagière d’adultes natifs confrontés à un discours courant en français. Groupe Langage, Travail, Formation (LTF)
2019 –  : Expérimentation d’une méthode d’enseignement de l’oral à destination d’un public adulte faiblement scolarisé et élaboration d’une plateforme ressources pour les formateurs des dispositifs Compétences Clés (présentation de cette recherche : article dans la revue TDFLE,  n°75 à paraître).
2019 –  : Publics en insécurité à l’écrit et littératie numérique : analyse et mesure du rôle des émotions (présentation de cette recherche : Langbach, Nassau, proposition d’article : Lidil, n°63 à paraître).
2016-2017 : Mémoire sociale & écriture. Cette recherche-action a pour objectif de développer des formes de médiation adaptées aux personnes en situation d’insécurité langagière et ainsi faciliter le passage de l’oral à l’écrit.

  • Direction de mémoires
– Emilie Rondstalder sur le projet « Le travail des compétences clés en expression orale chez les adultes en insécurité langagière inscrits dans un processus de certification CléA.
– Esther Jourdain « Travailler et améliorer les compétences clés en matière de repérage dans le temps avec des publics faiblement qualifiés
Co encadrement :
– Maud Brié (avec Virginie André) sur le projet « Le traitement inférentiel chez les personnes en insécurité langagière.

  • Résumé de la thèse
Analyse et mesure des insécurités langagières chez les adultes en situation d’insertion
La question de la maitrise de la langue orale par des adultes natifs a été peu posée dans le champ scientifique. De nombreux travaux ont traité de l’illettrisme, de l’échec scolaire, ou des modes d’expression orale de certaines populations et notamment des pratiques langagières des jeunes. La problématique de cette thèse issue du terrain pose la question de la capacité pour certains publics à entrer en communication de façon satisfaisante dans l’ensemble des cadres communicationnels auxquels ils peuvent être confrontés. Notre objectif est de repérer, d’analyser et de mesurer les problèmes langagiers rencontrés par des demandeurs d’emploi natifs engagés dans une interaction avec un professionnel de l’insertion et ainsi aborder la question de l’insécurité langagière de ces adultes. L’insécurité langagière est la difficulté pour un locuteur de gérer de façon efficace les interactions verbales dans lesquelles il est engagé, d’un point de vue linguistique, interactionnel, pragmatique et social. Nous montrons qu’au-delà des problèmes lexicaux et syntaxiques, des problèmes liés à la gestion de l’interaction peuvent apparaître et gêner le déroulement des échanges. Cette gêne semble être liée au niveau de qualification du locuteur demandeur d’emploi et se traduit notamment par une intercompréhension complexe qui demande de nombreux ajustements et négociations conversationnels de la part des interlocuteurs en présence. De plus, l’analyse de ces formes de collaboration, nous permet de montrer le rôle essentiel et moteur du locuteur-conseiller dans la possibilité de poursuivre l’échange.